En bref

  • Le nouveau roman de Priya Parmar, <em>The Original</em>, utilise la fiction historique pour explorer la vie privée de Katharine Hepburn.
  • L’article revient sur des rumeurs anciennes selon lesquelles Hepburn aurait été sexuellement fluide et explique que le livre comble les lacunes du dossier public.
  • La critique soutient que le roman résonne particulièrement chez les lecteurs LGBTQ+ parce qu’il réinscrit une grande figure d’Hollywood dans l’histoire queer.

Un nouveau roman remet la vie privée de Katharine Hepburn sous les projecteurs.

The Original de Priya Parmar n’est pas une biographie de l’icône hollywoodienne. C’est une œuvre de fiction historique qui s’appuie sur de la correspondance, des entretiens et d’autres documents pour imaginer le monde émotionnel qui se cache derrière l’une des figures publiques les plus durables du cinéma classique.

Le livre paraît dans un contexte de longue date de spéculations sur la sexualité de Hepburn. Pendant des années, des rumeurs ont circulé selon lesquelles elle aurait été sexuellement fluide, et le roman présente ces questions comme faisant partie du mystère plus vaste entourant une artiste qui a passé des décennies à construire et à protéger une persona étroitement contrôlée.

La critique de l’article soutient que le livre plaira particulièrement aux lecteurs qui aiment le Hollywood classique et l’histoire queer, en partie parce qu’il utilise la fiction pour combler les lacunes laissées par les propres déclarations publiques de Hepburn et par les archives historiques.

Un moment d’enfance qui façonne le portrait

L’une des premières scènes du roman se concentre sur l’été où Hepburn, âgée de dix ans, coupe ses longs cheveux roux. Son frère Tom, âgé de 12 ans, finit par corriger le résultat irrégulier, et ce moment devient un premier signe du style garçonne qu’elle perfectionnera plus tard à l’écran dans Sylvia Scarlett en 1935.

Lorsque les enfants arrivent au dîner, la réaction de leurs parents aide à définir la dynamique familiale que le roman cherche à saisir. Le père de Hepburn réagit vivement, tandis que sa mère Kit apporte son soutien. Kit deviendra plus tard à la tête de la Connecticut Women’s Suffrage Association.

La critique estime que cette scène aide à cadrer le parcours émotionnel de Kate, ensuite marqué par une tragédie et un traumatisme qui la suivent de Broadway à Hollywood puis de retour.

Laura Harding, Ludlow Smith et l’histoire officielle

Le roman accorde aussi une place centrale à Laura Harding, décrite comme une héritière de la Cinquième Avenue et aspirante actrice, et présentée comme le premier amour de Hepburn ainsi que sa compagne de longue durée durant ses débuts de carrière. La critique indique qu’il n’y a aucune ambiguïté dans le livre concernant cette relation.

Le mariage de Hepburn avec Ludlow Ogden Smith, connu sous le nom de Luddy, fait également partie de l’histoire. L’article indique qu’il a organisé un divorce soigneusement encadré au Mexique après six ans de mariage afin que Hepburn puisse rester célibataire aux yeux de ses admirateurs.

À partir de là, précise la critique, la vie amoureuse de Hepburn a compris des relations avec son agent Leland Hayward et Howard Hughes, tandis que son image publique devenait de plus en plus rigide et centrée sur sa carrière.

UNITED STATES OF AMERICA - CIRCA 2010: A stamp printed in USA shows Katharine Hepburn, circa 2010

Cette image a été renforcée pendant des décennies par des commentaires présentant Tracy comme l’un de ses grands amours. Dans ses mémoires de 1991, Me, Hepburn a reconnu les rumeurs concernant Laura, mais a déclaré : « Il y avait une très forte rumeur selon laquelle nous étions lesbiennes. » La critique dit que le roman de Parmar remet en cause l’affirmation de Hepburn selon laquelle elle n’aurait pas connu ces spéculations.

Pourquoi cette histoire résonne encore

L’article soutient aussi que cette histoire compte au-delà de Hepburn elle-même. Il affirme que les Américains LGBTQ+ continuent de travailler à récupérer une histoire effacée, et que le roman contribue à cet effort en relisant l’une des femmes les plus célèbres du cinéma à travers un prisme historique queer.

Dans le même temps, l’article note que Hepburn n’a jamais publiquement soutenu la libération lesbienne ou gay, même si elle a joué un homme dans Sylvia Scarlett et a passé des années dans le domaine du réalisateur George Cukor à Los Angeles. La critique suggère que la fiction de Parmar aide à révéler l’écart entre la persona que Hepburn vendait et la vie qu’elle a peut-être réellement menée.

Parmar a déclaré qu’elle était attirée par « les espaces négatifs de la correspondance manquante ou fragmentaire » et qu’elle s’intéressait à « ce qui aurait pu se passer ». Le roman, dit l’article, est construit autour de cette idée : les compromis que les gens acceptent pour vivre les vies qu’ils veulent créer.

Dans une interview avec Barbara Walters alors qu’elle avait 84 ans, Hepburn a balayé les questions sur ces premières années hollywoodiennes et s’est décrite comme « à voie unique » et « très extrême dans mon point de vue ». La critique estime que le roman comble le silence laissé par ce genre d’automythologie.

En plaçant la légende publique de Hepburn à côté des questions sans réponse sur sa vie privée, The Original invite les lecteurs à regarder de nouveau une star dont l’image a été aussi soigneusement construite que n’importe quel rôle qu’elle a interprété.

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À propos de l'auteur

Liam O'Connor

Liam O'Connor est un journaliste spécialisé dans le divertissement, avec un talent particulier pour couvrir la représentation LGBTQ dans les médias. Fort d'une formation en études cinématographiques à NYU et d'une passi…

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